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Publications

 

La Notation du travail théâtral : du manuscrit au numérique sous la dir. de Monique Martinez Thomas et Sophie Proust
Avec les contributions de Clarisse Bardiot, Alain Bergala, Gilles Demonet, Myriam Desainte-Catherine, Robert Faguy, Virgnie Ferrere, Georges Gagneré, Véronique Gaildrat, Marie Glon, Joël Huthwohl, Monique Martinez Thomas, Léa Oberti, Marc Philippe Parent, Izabella Pluta, Matthieu Pouget, Sophie Proust, Rémi Ronfard, Anne Soisson, Rabiafaranjato Velonoromanalintantely, Sarah Zoghbi.


Lansman Editeur, col. « Hispania », 2016, n° 19.
ISBN : 978-2-8071-0114-2 / 16,00€ / 240 pages

 

Si la notation informatique a été souvent problématisée pour le cinéma et la danse, elle reste encore largement inexplorée pour le théâtre.  Ce livre se propose de faire le point sur l'état des pratiques de notation dans le travail de mise en scène afin d'apprécier l'appropriation possible ou utopique des nouvelles technologies dans le champ des arts du spectacle.  Comment les différents acteurs du processus théâtral organisent-ils leur travail collaboratif ? Quelle est la part du metteur en scène dans la notation ? Quels sont les fonctions et objectifs de l'assistant dans le travail de prise de notes ? Chaque corps de métier utilise-t-il son propre système ? Quelle est la place de l'informatique ? Comment peut-on envisager l'intégration du numérique dans la création du spectacle afin d'offrir un nouvel outil pour la notation et de contribuer à l'évolution du métier de metteur en scène ?

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Encyclopédie critique du genre, Corps, sexualité, rapports sociaux sous la direction de Juliette Rennes
Editrices et éditeurs scientifiques associés: Catherine Achin, Armelle Andro, Laure Bereni, Alexandre Jaunait, Luca Greco, Rose-Marie Lagrave, Gianfranco Rebucini


Editions La Découverte, Collection Hors collection Sciences Humaines, 2016
ISBN : 9782707190482 / 29,50€ / 752 pages

 

« Désir(s) », « Mondialisation », « Nudité », « Race », « Voix »… Les soixante-six textes thématiques de cette encyclopédie explorent les reconfigurations en cours des études de genre.

Trois axes transversaux organisent cette enquête collective : le corps, la sexualité, les rapports sociaux. Dans les activités familiales, sportives, professionnelles, artistiques ou religieuses, les usages du corps constituent désormais un terrain privilégié pour appréhender les normes et les rapports de genre. Les pratiques érotiques que les sociétés, à travers l’histoire, ont catégorisées comme normales ou déviantes occupent quant à elles une place inédite pour éclairer les articulations entre hiérarchies des sexes et des sexualités. Enfin, les inégalités liées au genre sont de plus en plus envisagées en relation avec celles liées à la classe sociale, la couleur de peau, l’apparence physique, la santé ou encore l’âge. Cette approche multidimensionnelle des rapports sociaux a transformé radicalement les manières de penser la domination au sein des recherches sur le genre.

   En analysant les concepts, les enquêtes empiriques et les débats caractéristiques de ces transformations saillantes, les contributrices et contributeurs de cet ouvrage dessinent une cartographie critique des études de genre en ce début de XXIe siècle.
Site de l'éditeur

 

 

De la couleur (comme un code), Ouvrage collectif, sous la direction de Sandra Chamaret
Avec les contributions de Catherine Allamel-Raffin, David Bihanic, Valérie Chansigaud, Benoît Ciarlo, Olivier Deloignon, studio Des signes, Martial Guédron, Jessie Martin, Annie Mollard-Desfour, Fabrice Sabatier


Co-édition -Zeug + HEAR, programme de recherche , 2016
ISBN : 979-10-95902-00-3 / 20€ / 128 pages

 

Interprète, traductrice ou guide, la couleur fonctionnelle joue un rôle actif dans la représentation didactique.

Elle se doit d’être immédiatement reconnaissable et compréhensible. Au cœur de systèmes de représentation scientifique (dessin anatomique), quantitative (diagrammes), spatiale (signalétique, cartographie) ou indicative (identités visuelles), la couleur revêt une fonction plus organisationnelle que réaliste ou symbolique. Pourquoi cette différenciation formelle, parmi tant d’autres, domine-t-elle la structuration de l’information complexe ?
Dix auteurs croisent les regards, les époques et les pratiques : entre histoire de l’illustration scientifique, épistémologie, design d’information, dessin typographique, histoire du livre, linguistique et graphisme d’environnement…     

    

 

La Nuit Des Morts-vivants, George A. Romero, Précis de recomposition sous la direction de Barbara Le Maître
Avec des contributions de Bruno Nassim Aboudrar, Adrienne Boutang, Teresa Castro, Anne Goliot-Lété, Martin Goutte, Julia Hedström, Barbara Le Maître, Jessie Martin, Gilles Menegaldo et Jennifer Verraes.


Editions Le Bord de l'eau, Collection Cinéfocales, 2016
ISBN : 978-2356874597 / 17€ / 190 pages

 

    La Nuit des morts-vivants (Night of the Living Dead, George A. Romero, 1968) a suscité de nombreux écrits et interprétations, d’ordre notamment sociopolitique. Face à la complexité de l’œuvre, pourtant, il importe désormais de renouveler les axes de l’analyse. Le présent ouvrage aborde donc le film à l’aide d’un large éventail de cadres épistémiques : esthétique du cinéma, histoire des formes et des techniques, études postcoloniales, histoire culturelle, etc. Autant d’approches qui font émerger des problématiques originales : que voit-on, à relire Alberti, au travers de ces fenêtres que les personnages veulent barricader ? comment le remake réalisé par Tom Savini en 1990 éclaire t-il l’imaginaire de son modèle? comment la question noire s’inscrit-elle dans la représentation ? jusqu’à quel point peut-on parler de résurrection à l’endroit des morts-vivants?

     Volume publié sous la direction de Barbara Le Maîre, professeur d’études cinématographiques à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense.

 

 

 Mythologies et mythes individuels de Anne Boissière, Christophe BOULANGER, Savine FAUPIN


Première édition, Collection Esthétique et sciences des arts, 2014
ISBN : 978-2-7574-0769-1 / 20,90€ / 200 pages

 

     À partir des notions de « mythologie individuelle » et de « mythe individuel », il s'agit d’interroger les caractéristiques prêtées à l’art brut, renouvelées par leur extension ou déplacement dans le champ de la création moderne et contemporaine, ainsi que leur rapport à l’histoire.
Ce qu’on nomme « l’art brut », en incluant ses extensions dans l’Outsider Art, mérite une considération nouvelle. On doit se garder de réifier ou d’essentialiser cette notion : l’art brut, en vérité, est une question. Le point de départ de la recherche se trouve dans l’intitulé « Mythologie individuelle », désignation par Harald Szeemann d’une section de la Dokumenta 5 de Kassel en 1972, réunissant des œuvres d’artistes contemporains dont Étienne-Martin ; dans leur immédiate proximité étaient exposées des œuvres principalement issues du contexte asilaire. C’est ce sens initial qui s’est vu enrichi, déployé et déplacé d’une manière qui rencontre les champs de l’histoire et de la critique de l’art, de la psychanalyse, de l’anthropologie et de la philosophie.

     L’objectif général de la démarche est de questionner les déterminations profondes des œuvres : l’histoire, la fable et l’intrigue, selon une orientation susceptible de dialectiser les rapports entre l’individuel et le collectif, entre la structure et l’activité dynamique, entre l’écrit/dessin et l’oral. C’est non seulement la catégorie d’art brut mais le concept d’art, inclus le statut des processus créatifs, qui sont mis à l’épreuve.

 

 

 Ghada Amer, Text by Anne Creissels


Published by Cheim & Read (2014)
ISBN : 978-0-9851410-9-7 / 50$ / 64 pages with 16 color plates, Hardcover

 

     Ghada Amer is well known for brightly-colored, embroidered “paintings” in which depictions of women, often appropriated from soft-porn magazines, are carefully stitched and sewn on the canvas. Extra thread is left to hang from the images’ contours like drips and splashes of paint, abstracting and obscuring the figures. By using the traditionally feminine, domestic activity of embroidery to re-contextualize her subject, Amer confronts cultural objectification of the female form, repositioning it for a feminist dialectic. In new works for this exhibition, all completed between 2012 and 2014, Amer also introduces text – both English and Arabic – to her compositions, thus merging language with form and literally weaving the two together.

     Where previously images were repeated and patterned across the canvas, now words and phrases, borrowed from feminist texts and manifestos, reverberate in chant-like rhythm, providing underlying cadence to the oversized, come-hither renderings of women’s faces.

 

 


Espaces dessinés / Espaces du dessin d'Alexandre Holin, Nathalie Poisson-Cogez

Première collection, Collection Histoire de l'art, 2014
ISBN 978-2-7574-0684-7 / 19,00€

    

Geste universel qui relie des époques et des champs de création très différents, le dessin est le medium de prédilection pour concevoir ou mettre en forme des espaces, que ceux-ci soient réels ou imaginaires, visibles ou invisibles. Traiter le dessin dans son rapport à l'espace, c’est ainsi le concevoir comme un trait d’union entre des disciplines que tout oppose a priori.
L’enjeu de cet ouvrage est de confronter les points de vue afin qu’émerge une possible définition du dessin indépendamment d’une cassure trop brutale entre les domaines artistiques et scientifiques. La problématique de l’espace est un angle d’approche pertinent, non seulement parce que le dessin questionne les modes de représentation mais aussi, parce qu’au cours des siècles, il n’a cessé de réinventer ses supports d’inscription et ses modalités de présentation.

 

 

 

 Les images et les mots de Diane Arnaud, Dork Zabunyan


Première édition, Collection Esthétique et sciences des arts, 2014
ISBN : 978-2-7574-0770-7 / 20,90€ / 214 pages

 

 Il y a aujourd'hui une crise de la description des images du cinéma, si l’on en croit une déclaration de Jean-Luc Godard pour qui les cinéphiles devraient s’inspirer du quotidien de sport L’Équipe : « Dans le compte-rendu que je lis, je retrouve vraiment ce qui s’est passé la veille », dans la mesure où les journalistes sportifs décrivent toujours finement les gestes et les actions qu’ils ont vus auparavant au stade. L’ironie du propos doit nous conduire à dépasser la plainte qui l’enveloppe, et à examiner dans le détail les manières dont la fonction descriptive se développe devant un film ou une séquence filmique : pour l’analyste, le théoricien des images, l’historien du cinéma, le philosophe cinéphile. Dans une époque où le discours sur le cinéma est confronté à d’importantes mutations (critique frontale et indifférenciée de la circulation des images, profusion des commentaires via les blogs internet), cet ouvrage répond à la nécessité de penser les protocoles contemporains de la description filmique.

L’idée est de faire appel à des spécialistes de l’image pour apprécier avec eux comment s’est construite leur pensée du cinéma depuis une pluralité d’opérations descriptives. L’articulation entre l’objet et la méthode de description est constamment interrogée, à travers des contributions sur des réalisateurs très variés (de Hitchcock à Pasolini, d’Orson Welles à Gus Van Sant) et des objets filmiques spécifiques : fictions, remploi d’images, gestuelle des corps en action, dimension sonore du cinéma, etc. pour défendre une pratique descriptive toujours singulière et jamais définitive.

 

Le Cinéma en couleurs de Jessie MARTIN

Armand Colin, Collection Cinéma/Arts visuels , 2013
ISBN 978-2-200-27032-2

 

      La couleur est l’une des composantes essentielles du cinéma : noir et blanc ou Technicolor, colorisation ou outil d’expérimentation artistique, c’est elle qui donne aux
films leur identité et affirme leurs caractéristiques esthétiques et sensorielles. Spectaculaire, symbolique, évocatrice, militante parfois, la couleur est bien partie prenante dans la mise en forme du film et dans le discours du cinéaste. Cet ouvrage retrace l’histoire des techniques cinématographiques de la couleur tout en décrivant leur fonctionnement et explore les différents usages et pratiques de la couleur au cinéma.
Il propose également différentes approches esthétiques, notamment la relation que la couleur entretient avec le réel et sa représentation, la signification (langage, sémiotique, symbolique de la couleur) ou la signifiance (abstraction de la couleur).





 

 


L'Attrait du téléphone par Emmanuelle ANDRE et Dork ZABUNYAN


Editions Yellow Now, 2013
Côté cinéma / Motifs
12 x 17 cm – 96 pages
ISBN : 978-2-87340-324-9 / 9,50€

 

    Au cinéma, le téléphone pour ainsi dire crève l’écran. Il y a des téléphones partout – dans le cinéma parlant, dans le cinéma muet – qui englobent tous les genres imaginables, du burlesque au cinéma de complot, de la comédie romantique au cinéma d’horreur, du film d’action au drame psychologique. Sans doute cette prise de conscience de la présence si fréquente du téléphone au cinéma est-elle contemporaine de l’importance que cet instrument de communication a désormais dans nos vies quotidiennes. Aussi, les évolutions technologiques ont toujours entraîné une fascination pour le téléphone chez les cinéastes, parmi les plus grands. Il existe indéniablement une « cinégénie » téléphonique qui est en partie l'objet de ce livre écrit à deux voix, davantage qu'à quatre mains.

      Si le téléphone a tant inspiré le cinéma, en retour le cinéma rend sensibles, sur un mode à la fois documentaire et fabulé, les transformations que le téléphone a pu produire dans nos existences tout au long de son histoire.

Consulter les derniers ouvrages importants écrits ou dirigés par les chercheurs du CEAC.

 

Mise en scène et droits d'auteurs sous la direction de Sophie PROUST


Editions l'Entretemps, Collection Champ Théâtral, 2012
ISBN : 978-2-3553-9131-6 / 26€ / 15 x 21 cm/ 280 pages
 

En quoi le metteur en scène est-il un auteur  ?
Une mise en scène peut-elle dénaturer une œuvre dramatique  ?
Le metteur en scène a-t-il le droit de monter librement un texte  ?

      Inauguré par les interventions des responsables des services juridiques du C.N.T. (Centre national du théâtre) et de la S.A.C.D. (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) afin de définir les notions fondamentales relatives aux droits d’auteur en France dans le spectacle vivant, cet ouvrage interroge, entre autres, la liberté de création scénique des metteurs en scène, la notion de respect de l’œuvre dramatique, le statut d’auteur et la rémunération du metteur en scène.

       En s’appuyant sur des textes juridiques et des exemples concrets appartenant au théâtre contemporain, des universitaires, juristes, administratifs, directeurs de théâtre, metteurs en scène, auteurs dramatiques, traducteurs et ayants droit, présentent et analysent ici les problématiques parfois contradictoires et polémiques liées à la mise en scène et aux droits d’auteur aujourd’hui.




La méthode de l'égalité de Jacques RANCIERE
Entretien avec Laurent JEANPIERRE et Dork ZABUNYAN


Bayard, 2012
ISBN : 978-2-227-48288-3 / 21€
 

 

  
« Il s’agit de refouler les questions de l’origine, ne pas penser l’origine de la pensée, de la connaissance, de la politique mais définir des scènes à partir desquelles on voit les choses se distribuer, avec l’idée que l’origine est elle-même une espèce de scène. »

 

 

Jacques Rancière   

      Cette longue conversation avec Jacques Rancière, à laquelle nous invitent ici Laurent Jeanpierre et Dork Zabunyan, répond à cette exigence. Ne pas céder d’abord à la tentation de la linéarité, ou de la causalité, faire émer-ger des scènes, des moments qui construisent un parcours intellectuel. L’élaboration du projet philosophique, les années de formation, la rupture méthodologique et politique avec Louis Althusser, les leçons de mai 68 sur la tâche qui incombe aux intellectuels. L’unité ensuite de l’œuvre, trop souvent disjointe entre politique et esthétique, les passages, circulations souterraines entre les ouvrages et les catégories, le style d’une pensée. Puis la confrontation aux œuvres d’autres penseurs, les controverses, parfois les malentendus. Enfi n, le regard sur l’époque, la multiplicité des présents qui s’y joue. Ainsi se dessinent une vie et une pensée dédiées à l’exercice de la philosophie, à l’émergence de nouveaux mondes possibles.

 

 

Décrire le film de cinéma. Au départ de l'analyse de Jessie MARTIN

Presses de la Sorbonne-Nouvelle, Collection Les Fondamentaux , 2011
ISBN 2878545583

 

      La grande majorité des manuels d'analyse filmique réduisent l'opération descriptive à sa portion congrue : le découpage technique. Cet ouvrage entend redonner à la description ses lettres de noblesse et montrer son importance dans la construction analytique.
Par un chemin qui va de l’hypotypose à l’ekphrasis, de la littérature à l’histoire de l’art, la description dans sa pratique artistique et critique laisse apparaître ses enjeux. Fort de cette traversée, l'ouvrage s’efforce de montrer les forces et les faiblesses d'une description factuelle et technique. Il fait le point sur les objets de la description du film de cinéma et définit les grands principes descriptifs qui permettent de s’en saisir.
Une large place est laissée aux descriptions de films choisis pour leur exemplarité ou leur résistance à l’analyse.





 


Vertige de la Description. L’Analyse de films en question de Jessie MARTIN

Éditions Forum / Aléas, Collection Cinéthesis , 2011
ISBN 978-2-84301-325-6

 

      L’analyse de film pour peu qu’elle soit interprétative est parfois considérée comme une opération purement spéculative qu’aucun geste scientifique ne vient soutenir. S’il est vrai que l’interprétation peut donner lieu à des débordements, elle peut être toutefois modérée par son préalable : la description. Cet ouvrage se propose d’interroger la description d’images posée comme garante d’objectivité pour une interprétation du film à venir.





 

 

La pensée musicale de Theodor W. Adorno d'Anne BOISSIERE

Beauchesne, Collection Prétentaine, 2011
ISBN 978-2-7010-1567-5 / 23€ / 216 pages

 

       La question de la musique n'est pas celle d'une sphère séparée, prétendument celle de l'esthétique. Chez Theodor W. Adorno. elle relève d'une position globale, celle de la philosophie clans son rapport au XXe siècle. Le présent ouvrage part de l'exigence méthodologique d'une philosophie du concret. pleinement réalisée dans le livre qu'Adorno consacre à la musique de Gustav Mahler en 1960. C'est une pensée du temps, cristallisée dans les catégories du roman, (le la narration, du conte et, plus généralement. de l'épique qui y est déployée. tout en renvoyant à l'horizon entier que constituent les noms du premier Georg Lukacs, de Walter Benjamin, d'Hernst Bloch et de Bertolt Brecht. Toutes les lignes significatives de l'oeuvre d'Adorno y convergent, ses déterminations musicales incluses : Beethoven, Wagner, Stravinsky et Schoenberg. L'expérience constitue ainsi la dimension décisive d'une pensée (le part en part travaillée par le problème de la mémoire, soucieuse en cela du populaire, de sa disparition et de sa sauvegarde. La musique, dans son caractère de langage ou de geste, vient porter cette dialectique de la raison par laquelle Adorno voulait répondre à son époque.





 

 

Les cinémas de Gilles Deleuze de Dork ZABUNYAN



Bayard, Collection La Logique des images, 2011
ISBN : 978-2-227-48312-5 / 22€ / 190 pages
 

    
    L’essai en deux volumes de Deleuze sur le cinéma a une double importance : philosophiquement d’une part, puisque l’étude des images mouvantes constitue une étape essentielle dans la transformation de sa pensée ; au regard des études cinématographiques d’autre part, que L’Image-mouvement et L’Image-temps ont profondément bouleversées depuis leurs parutions au milieu des années 1980.
Il y a plus cependant, car Deleuze ne cesse d’agencer le cinéma à une série d’expériences qui prolongent l’acte de création filmique : ainsi, sont interrogés la place du spectateur, le travail du critique, la relation à la culture populaire ou encore la portée politique des images animées – autant de motifs peu commentés que le présent livre aimerait porter à la surface en vue d’en révéler l’insistante actualité.

     

 
Foucault va au cinéma de Patrice MANIGLIER et Dork ZABUNYAN


Bayard, Collection La Logique des images, 2011
ISBN : 978-2-227-48234-0 / 21€ / 250 pages
 

 

     La ciné-philosophie est à la mode, même si on y cherche trop souvent la simple illustration de pensées déjà faites. Si la rencontre de Michel Foucault avec le cinéma est méconnue, c’est peut-être parce qu’elle n’autorise pas une telle attitude. Foucault n’a jamais écrit de livre sur le cinéma. Mais il a laissé une dizaine de textes et d’entretiens disséminés dans les Dits et Ecrits. De larges extraits en sont rassemblés ici et permettent de se faire une meilleure idée de la rencontre du philosophe avec le septième art. Le philosophe n’y apparaît pas comme détenteur d’une vérité en surplomb ; mais il trouve, dans certains films, une manière d’aborder des problèmes qu’il travaille par ailleurs en philosophe et en historien.

      Ce livre est la première tentative pour faire le point sur cette rencontre peu connue. On y voit que le cinéma permet d’élaborer un nouveau concept d’événement ; d’explorer un corps délesté de son organicité ; de saisir une histoire sans victime ni héros, à partir de micro-procédures dont nous ne sommes pas nécessairement conscients et qui décident pourtant de changements profonds dans la compréhension que nous pouvons avoir de nous-mêmes. Penser autrement pour voir autrement, et voir autrement pour penser autrement.

 


Denis Marleau, Introduction et Entretiens par Sophie PROUST


Actes Sud Papiers, Collection Mettre en scène, 2010
ISBN : 978-2-7427-9261-0 / 12€ / 86 pages
 

 

     Figure incontournable de la scène québécoise, Denis Marleau explore depuis trente ans les dimensions à la fois ludiques, poétiques et philosophiques du théâtre et invente de véritables “fantasmagories technologiques” à l’aide de la vidéo. Il parle ici de ce que recouvre pour lui la mise en scène. Il évoque aussi son trajet et sa propre pratique, inspirée autant par le dadaïsme que par les écrits de Samuel Beckett ou Maurice Maeterlinck, dont il crée Les Aveugles au musée d’Art contemporain de Montréal en 2002.
     Sophie Proust présente la singularité du parcours de Denis Marleau, ce qui conduit cet artiste à choisir des textes méconnus ou à monter des spectacles qui se distinguent par leur direction d’acteurs et leurs collaborations étroites avec des compositeurs, des chorégraphes et des plasticiens.
     Né au Québec, Denis Marleau suit une formation d’acteur au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. En 1982, il fonde sa compagnie UBU, pour laquelle il signe une quarantaine de spectacles dont plusieurs voyagent à travers le monde. Ses champs d’intérêt multiples s’étendent des avant-gardes littéraires au répertoire allemand en passant par des auteurs classiques ou contemporains, européens et québécois. Implanté à Montréal, il travaille régulièrement en France et en Belgique. En 2011, il est le premier metteur en scène canadien invité à la Comédie-Française.




Gus Van Sant, Le cinéma entre les nuages d'Edouard ARNOLDY

Crisnée, Collection Côté Cinéma, 2009
ISBN 978-2-87340-246-4 / 12,50€

 

     Parcours libre, parmi de nombreux possibles, entre quelques films et entre quelques images de Gus Van Sant, en aucune façon succession d'analyses, pas vraiment monographie, ce livre est sans doute d'abord une balade en cinéma. La présence d'images appartenant à des supports différents (super-huit, 35 mm) ou de « régimes d'images » hétérogènes (télévision, jeu vidéo, photographie) dans son cinéma sont à l'origine de cette immersion. Parfois, cet essai quitte les films, pour mieux y revenir, considérant toujours le cinéma parmi les arts et les modes de pensée contemporains qui, en toute discrétion, se glissent entre quelques-unes des images de Gus Van Sant.





Brian Ferneyhough, Figure et Dialogues
de Francis COURTOT


L'Harmattan, Collection Univers Musical, 2009
ISBN : 978-2-296-09554-0 / 26,50€ / 276 pages

 

     Brian Ferneyhough est l'un des compositeurs les plus représentatifs de la génération qui suit les pères de la « seconde modernité» (Stockhausen, Boulez, Berio, Nono, Xenakis...). Refusant tout autant la création d'un nouveau « langage musical » à l'instar d'un Gérard Grisey que l'exploration des franges de l'instrumental comme Helmut Lachenmann, son univers musical se déploie selon des « lignes de forces », poussant à la limite ses propres conceptions de figures musicales ancrées dans une écriture sciemment hypercomplexe. Repensant en conséquence le rapport compositeur / interprète / auditeur par l'intermédiaire d'une partition à décrypter, Brian Ferneyhough fait excéder les limites de l'oeuvre musicale pour la faire dialoguer avec d'autres arts, d'autres disciplines intellectuelles.

     Ce livre cherche à mettre en perspective l'activité du compositeur, interrogeant autant ses techniques de composition que son rapport aux grands thèmes de la modernité finissante (langage, dialogue entre les arts et avec la philosophie, historicité...), dont il représente à la fois la pointe extrême et la source d'un possible dépassement, sans pour autant retomber dans des esthétiques postmodernes du mélange ou du néo.


Prêter son corps au mythe, Le féminin et l'art contemporain
d'Anne CREISSELS

Éditions du Félin, 2009
ISBN : 978-2-86645-691-7 / 22 € / 112 pages

 

    Une femme-licorne, une mante religieuse mécanique ou encore une machine à peindre l’étreinte amoureuse, des images de l’intérieur d’un corps impressionnant le spectateur, une artiste se couvrant de sang, de plumes, de fleurs ou de boue, des images pornographiques brodées sur toile, de gigantesques araignées : autant de représentations qui suscitent, par leur singularité, un questionnement sur l’identité. Ces œuvres de Rebecca Horn, Mona Hatoum, Ana Mendieta, Ghada Amer et Louise Bourgeois, réalisées entre les années 1970 et le début du XXIe siècle, permettent de réévaluer des évidences et de voir comment le « naturel » ou l’« essence » peuvent masquer une construction du mythe. 

    L’hybridité et la métamorphose sont au cœur de nombreux mythes grecs : les viriles Amazones, Danaé fécondée par une pluie d’or, l’accouplement de Léda et d’un cygne, Daphné prenant racine, Arachné devenue animal… Nous assistons à un travail du mythe dans l’art contemporain, entre reconduction et opérations de déplacement.
    Être une artiste et une femme, avec comme ligne d’horizon de « prêter son corps au mythe ».





Jean-Luc Moulène par Nathalie DELBARD

Editions Pétra, Collection Esthétique Appliquée, 2009
ISBN : 978-2-84743-018-9 / 25€ / 102 pages
Illustrations couleurs, 23 x 14 cm

 

     
     Qu’est-ce qui relie la photographie d’un arbre ou d’une fleur, à celle d’une prostituée ou d’un faux billet de banque ? C’est au creux de cette simple interrogation, constat d’un « grand écar
t »  apparent dans l’œuvre de Jean-Luc Moulène, que cet ouvrage trouve son origine. S’il est unanimement reconnu au travail de l’artiste sa dimension politique – les Objets de grève ayant largement et légitimement contribué à ce qu’il en soit ainsi – quelle place donner en effet à ces autres images, ancrées dans un rapport au monde ordinaire, qui tiennent cependant une place essentielle dans la démarche de J.-L. Moulène ?

Avec le concours du Centre National des Arts Plastiques,
Ministère de la Culture et de la Communication (aide à l'édition).



 

 

In Actu - De l'expérimental dans l'art,

Ouvrage dirigé par Elie DURING, Laurent JEANPIERRE, Christophe KIHM et Dork ZABUNYAN

Publications des Marquisats, Les Presses du Réel, 2009
ISBN : 978-2-84066-339-3 / 24€ / 408 pages

 

     Deux manières dominent la description de l’art contemporain. Tantôt il est un art de l’innovation permanente, tantôt un art du recyclage. Selon ces points de vue, ou bien il expérimente toujours, ou bien il n’expérimente plus. Mais lorsqu’il s’agit de comprendre la singularité des modes de production et des opérations artistiques, autrement dit de saisir l’art en action – in actu – c’est autre chose. L’invention artistique reste un processus opaque et le mot d’« expérimentation » pris isolément n’aide pas vraiment à y voir plus clair.
     C’est qu’il fonctionne le plus souvent comme un mot d’ordre. Pas un artiste, pas un créateur, pas un politique même, qui ne se présente à sa manière comme un expérimentateur, ou qui ne place son « activité », sa « recherche », son « travail », sa « démarche », sous le signe de l’expérimentation.
Cela se vérifie à tous les étages

de la culture : des nouvelles technologies aux pratiques du deejaying, des prototypes de design industriel au cinéma « expérimental » ou au théâtre et à la performance. Mais comment reconnaître et décrire une expérimentation artistique ? Comment la montrer et l’exposer ? Comment situer les tendances expérimentales contemporaines par rapport aux expérimentations historiques du modernisme et des avant-gardes ?
     Il n’y a pas d’autre solution que de juger sur pièces : in actu.
Vingt-six auteurs et artistes s’y sont risqués dans ce volume. De nationalités et d’horizons divers (historiens et critiques d’art, musiciens, dramaturges, cinéastes, plasticiens, sociologues, philosophes), ils redéfinissent l’acte expérimental en art et restituent des protocoles d’expériences déjà conduites au croisement des sciences, des arts et des nouvelles technologies. Leur objectif : cerner les pratiques expérimentales (plus rares qu’on ne les croit) de la culture contemporaine ; porter du même coup un nouveau regard critique sur l’art et ses processus créatifs.

 

 

Anne Teresa De Keersmaeker de Philippe GUISGAND

L'Epos, coll. Dance Forward, Dance for word, 2008
ISBN : 978-88-8302-382-8 / 9,80 € / Palermo

    Ce livre s’offre comme suit un long entretien entre la chorégraphe flamande Anne Teresa De Keersmaeker et Philippe Guisgand sur les thèmes majeurs qui traversent son travail artistique : l’architecture du mouvement, l’abstraction, les polarités, les demandes à la musique, la conception spatiale, la transmission, le statut de l’interprète, les jeux avec l’image…
   L’ouvrage est assorti d’une présentation en quelques pages de parcours de l’artiste, d’une liste de ses créations, d’une bibliographie. Il est illustré d’un cahier de photos en couleurs.


    

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