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Joséphine JIBOKJI

Joséphine Jibokji est Maître de conférences en Études cinématographiques. Ses recherches portent sur les interactions formelles, théoriques et historiques entre le cinéma de fiction et les arts plastiques. Sa thèse intitulée « Simulacres cinématographiques : l’art en fiction dans les années 1960 » est une étude des objets fabriqués pour les films de fiction. Ces réflexions ont été accompagnées de publications monographiques, notamment sur Alain Resnais, Jacques Demy et Jacques Tati.
Dans la continuité de ces travaux, elle s’intéresse à la présence des œuvres d’art dans les films de fiction. Elle s’est ainsi interrogée sur le concept de all-over à partir des toiles de Simon Hantai dans Je t’aime je t’aime d’Alain Resnais ainsi que sur la présence d’une copie du Laocoon dans 28 jours plus tard de Danny Boyle (en collab. avec Barbara Le Maître, dans le cadre du séminaire « Esthétique : émotions », dir. par Bruno Nassim Aboudrar et Barbara Le Maître). Par ailleurs, le discours esthétique tenu par les fictions cinématographiques était au cœur des préoccupations du colloque qu’elle a co-dirigé en décembre 2014 sur les « Musées au cinéma ».
Enfin, ses perspectives de recherches la conduisent à s’interroger sur l’imaginaire cinématographique de l’œuvre d’art : peut-on retrouver des traces de fictions cinématographiques au sein des arts plastiques ? De quelle manière les films peuvent-ils nous permettre de reconstituer l’avant (la pensée de l’acte de création) et l’après (l’idéal de la réception artistique) des œuvres d’art ? En d’autres mots, que peut nous apprendre le cinéma de fiction sur l’idée que nous nous faisons de la création et de la réception artistique ? Un article sur le sujet intitulé « Yves Klein ou l’imaginaire du saut sans chute : histoire d’un motif impossible » est en cours de parution dans la revue Histoire de l’art.

Sélection de publications :

« Smell Yourself ! : la leçon d’Hannibal Lecktor dans le High Museum of Art d’Atlanta », in Muséoscopies, dir. Natacha Pernac, Jennifer Verraes, Barbara Le Maître, Joséphine Jibokji, Presses Universitaires de Nanterre (parution prévue début 2017).

« Au milieu des toiles de Simon Hantaï : l’expérience immersive de Claude Ridder dans Je t’aime je t’aime d’Alain Resnais » in Les œuvres d’art dans le cinéma de fiction, dir. Antony Fiant, Pierre-Henry Frangne, Gilles Mouëllic, Rennes, Presses Universitaires, 2014, p. 190-204 (319 p.).

« La peinture en fiction. Expériences artistiques et amoureuses dans la galerie de peinture des Demoiselles de Rochefort », in Le monde enchanté de Jacques Demy, dir. Matthieu Orléan, Paris, Flammarion, La Cinémathèque française, 2013, p. 98-103 (265 p.).

« La noosphère conçue pour Je t’aime je t’aime d’Alain Resnais, étude d’un objet cinématographique », Histoire de l’art, n°70, automne 2012, p. 95-104.


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