Mélissa Gignac est Maître de conférences, travaille en Histoire et Esthétique du cinéma.

Elle a rédigé une thèse de doctorat qui porte sur la création du long métrage de fiction aux Etats-Unis et en France dans les années 1910. Son analyse porte sur les archives – essentiellement scénaristiques - de certaines maisons de production (La Triangle aux Etats-Unis, Les Films-Valetta en France, notamment) qui ont fait le choix pionnier du format long. Ses travaux ont donné lui à différentes publications, dont une sur l'organisation  de l'écriture scénaristique au sein de la Triangle (1895, n°80, Hiver 2016).

À travers son travail, elle mène une réflexion méthodologique sur les archives cinématographiques, leur nature et leur traitement (« Avec quels mots décrire le cinéma des années 1910 ? », dans Diane Arnaud et Dork Zabunyan (dir.), Les images et les mots. Décrire le cinéma, Paris, Presses Universitaires du Septentrion, 2014 ; « Les archives filmiques (accès, statut, lisibilité) : la redécouverte du cinéma italien des années 1910 », dans Frédérique Berthet et Marc Vernet (dir.), Qui trouve-t-on dans les archives ?, Textuel n° 65, Université Paris-Diderot, 2011). Elle a aussi organisé une journée d'études avec Manon Billaut sur ces questions : « Quel(s) scénario(s) pour quelle(s) approche(s) du cinéma ? », Université de Lille, 2016.

En 2016, elle a participé à l'édition DVD des films de Louis Delluc (« Louis Delluc ou l'éloge de la simplicité », édité par Les documents cinématographiques).

Ses travaux portent aussi sur l'héritage iconographique des films de fiction. Elle a étudié le traitement spécifique de la peau dans les films américains de fiction produits par la Triangle, à l'aune de la photographie issue de l'anthropologie racialiste et de l'anthropométrie judiciaire («"L'aristocratie de l'épiderme" dans les films de la Triangle » dans Priska Morissey et Emmanuel Siety (dir.), Filmer la peau, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017). Elle a également interrogé la « migration » des images et la similitude des procédés de fabrication des scènes de repas dans la peinture italienne des  XVIème et XVIIème siècle et dans le cinéma transalpin à travers l'étude de Misère et noblesse de Mario Mattòli (1954) (« Totò, bouffe(s) et cinéma » dans La Grande bouffe. Peinture comique dans l'Italie de la Renaissance, catalogue d'exposition du musée des Beaux-Arts de Soissons, éd. Lienart, 2017).

 

->CV